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La reconstruction des cases détruites

Compte rendu de mission

 

La reconstruction des cases s'est déroulée en 2 phases.

La première phase, en février 2006,  a été conduite par Chiara VAN GUNTEN, de Genève (Suisse).

La deuxième phase, en avril et mai 2006, a été conduite par Aurélien LAVIELLE, du relais de Paris.

Chiara : reconstruction du premier lot de cases

Lundi 20 février :

  • j’ai été m’annoncer auprès de M. le maire de Farafangana ; il m’a confirmé son autorisation pour la reconstruction des cases et m’a fait part de son souhait d’être présent lors du début des travaux,

  • j'ai organisé une réunion avec les familles, des difficultés sont apparues :

    • ces familles travaillent pendant la journée pour gagner de quoi manger ; du coup c’est pas possible pour elles de se libérer pour construire elles-mêmes avec les matériaux achetés par Mamabé ; de même pour les aides qu’ils pourraient trouver au sein de leur famille. Une solution a été trouvée : chaque famille se renseigne pour trouver un « contremaître » avec lequel Mamabé passe un contrat pour la construction d une maison et celui-ci se débrouille pour les outils et les aides ; demain on saura combien ça coûte,

    • au niveau du transport du matériel : si c’est ceux à qui on achète les matériaux qui le font, ça coûte trop cher du coup le cordonnier va se renseigner pour louer une charrette une journée et transporter tous les matériaux ce jour-là. Un compromis a été établi : les familles se sont engagées à surveiller les matériaux livrés. Dès que la livraison sera terminée, on leur fera signer une fiche récapitulant les quantités de chaque matériel par maison. Egalement, les familles se sont engagées à aider à construire lorsqu’elles ont du temps libre à savoir le week-end et elles ont accepté le devis qu’on a mis au point avec Antoinette ; chaque famille reçoit les mêmes matériaux.Haut de page

Mardi 21 février :

  • achat de matériel pour les maisons,

  • il y a eu des transports toute la journée et vers 19h on a enfin terminé. Très bonne collaboration des familles. Je les ai aidés à charger pour gagner un peu de temps.

Mercredi 22 février :

  • réunion avec les familles et les contremaîtres qu’elles étaient chargées de se trouver : les contremaîtres ont signé leur contrat ; ils voulaient un paiement en trois fois. J ai refusé car le premier paiement se fait avant que quoi que ce soit, soit construit. Finalement on a trouvé un compromis : 1er paiement aujourd’hui, dimanche et dernier paiement lorsque la maison est finie,

  • début des travaux : Tout le monde y a mis du sien pour transporter les matériaux qui leur revenaient du tas au centre du quartier à leur parcelle de terrain (femmes, enfants, hommes, contremaîtres et aides). Aujourd’hui ils se sont concentrés sur les trous à faire dans les poutres pour les emboîter et ainsi monter les bases de la maison.

Jeudi 23 février :

  • la construction avance, 80 % des structures de bases seront montées demain,

  • problèmes : un charpentier est arrivé tard. J’ai dis au référant de la famille en question que c’était sa responsabilité que le charpentier revienne chaque jour jusqu’à la construction de la maison. Quand il est arrivé je lui ai fait dire par Marie-Ange qu’il devait arriver plus tôt et qu’il était lié par contrat jusqu’à ce que la maison soit terminée. Souvent les charpentiers demandent si on peut leur payer de l’alcool : évidemment on refuse toujours.Haut de page

Vendredi 24 février :

  • montage de la structure de base des maisons,

  • problèmes : un charpentier m’a dit qu’il avait encore besoin de 15 bois rond pour faire la base du sol des maisons, je me suis un peu fâchée en disant que les familles avaient accepté le devis de 34 bois rond par maison et qu’il n’était pas prévu qu’on en rachète. Pour éviter une crise j’ai fait une réunion avec Marie-Ange qui m’aidait à traduire  et avec les référents de chaque famille et leur charpentier. Je leur ai rappelé que le budget que nous avons à notre disposition est limité et qu’on ne peut pas acheter n’importe quoi. On a fait un compromis dans le sens que nous finançons encore l’achat de 6 bois ronds par maison pour faire le sol. Trois personnes se chargent de louer une charrette pour l’après-midi et ensuite on va à Mishnokou  acheter les bois ronds manquants. Finalement on s’est fait un peu avoir sur le transport des bois mais je n’ai pas vraiment pu faire autrement.

Samedi 25 février :

  • les toits avancent bien, la plupart ont fini leur toit et les tapenaks dans la journée,

  • L’afifra c’est la corde naturelle qui sert à nouer les raty aux gaulettes pour faire le toit. Il faut faire attention à bien en négocier le prix car si on paye à la pièce (c’est ce que j’avais fait avec la première livraison) ça revient trop cher vu la quantité nécessaire alors j’ai négocié par la suite un prix au paquet.Haut de page

Dimanche 26 février :

  • tous les toits sont finis, ils ont tous fixés les bois ronds et les gaulettes pour le sol,

  • 2ème avance pour les charpentiers; il reste un solde qui sera payé lorsque les maisons seront finies,

  • pas de problèmes particuliers si ce n’est qu’on attend toujours du matériel dont les rapaks commandés hier mais aussi des golettes, fanakaras et falafas car les quantités que nous avons déjà ne suffisent pas. J’ai une nouvelle fois rappelé aux familles que c’est aussi à elles de faire en sorte que le matériel dont on a besoin soit livré pour que l’on puisse avancer.

Lundi 27 février :

  • quand je suis arrivée au chantier sur Mafasa Sud j’ai été ravie de voir qu’une grande partie du matériel que j’avais demandé était là. Du coup maintenant il ne reste plus grand chose à acheter si ce n’est quelques clous, des pommelles et 1 crochet plus une serrure avec clé / par maison,

  • les sols sont terminés, ils font les murs actuellement,

  • j’ai reçu la visite de M. le maire : il m’a demandé si je pouvais lui dire les quantités de chaque matériel ainsi que le coût total pour une maison. Je vais lui envoyer par mail prochainement. Je lui ai dit que le coût est indicatif par rapport au mois de février parce que sinon on m’a expliqué que les prix des matériaux varient en fonction des récoltes. Les bois d’avril et de mai (avant la récolte de juin) sont ceux où les matériaux sont moins chers.Haut de page

Mardi 28 février :

  • les 3/4 des maisons sont terminées,

  • paiement du solde demain pour tous les charpentiers.

Mercredi 1er mars :

  • voilà, toutes les sont terminées, les charpentiers sont payés, il ne reste pas de matériel en trop à ramener à la Maison de l’Enfance,

  • j’ai pris une photo de chaque famille devant sa maison avec le charpentier aussi. Ils m’ont tous remercié et m’ont offert un petit sac en rafia coloré, j’ai beaucoup apprécié leur geste.

Pour Aurélien qui s'occupera de la deuxième phase :

  • Si il cherche des charpentiers : je lui recommande surtout Tata Bernard et Hector  qui travaillent bien et ne créent pas de problèmes,

  • pour la qualité, le meilleur conseiller est Mamita (qui s’occupait de la maison de Tata le cordonnier) ceci même s’il parle beaucoup et qu’il râle souvent.Haut de page

Aurélien : reconstruction du deuxième lot de cases

Mercredi 19 avril :

Lancement des travaux de reconstruction des cases des familles sinistrées dont les enfants sont à la Maison de l'Enfance

  • réunion avec les familles ce matin pour me présenter et programmer la journée : Chaque famille s’est renseigné la veille pour trouver un « contremaître » avec lequel Mamabé passera un contrat pour la construction d’une maison, les salaires ont été fixés aujourd’hui avec les « contremaîtres », y compris les modalités de paiement, en trois temps (au début, au milieu et à la fin),

  • au niveau du transport du matériel : les familles devaient se renseigner dans la matinée pour pouvoir avoir les charrettes pour 15h,

  • après une première négociation des familles auprès des vendeurs de bois, je suis allé réserver les quantités de bois suffisantes pour la reconstruction des deux charpentes,

  • à 15h, je retrouve les deux familles et les deux transporteurs de charrette à l’endroit où s’achète le bois : les deux familles m’annonce le prix exorbitant du transport du bois, je refuse et essaie de négocier mais les familles demandent à voir Antoinette. On se met alors d’accord sur le prix par charrette avec les transporteurs, ce qui est cher mais compensé par les bas prix de la charpente, car, en accord avec les charpentiers, nous avons décidé de remplacer 6 bois carré par 8 bois rond,

  • achat du matériel pour la charpente des maisons. Suite à différents contretemps, négociation du prix du transport et cérémonie d’enterrement qui bloquait la route, le bois a fini d’être livré à 17h30,

  • Demain, nous avons rendez-vous à 7h30 sur les lieux de construction avec les charpentiers pour leur faire signer le contrat et leur préciser les délais de construction.Haut de page

Jeudi 20 avril :

  • ce matin, les travaux ont commencé pour les maisons. Les contrats ont été signés par les deux charpentiers et une première avance leur a été versée . Je suis allé leur acheter des clous pour que demain ils puissent finir la charpente. Nous pourrons alors continuer la construction par les murs ou le toit le lendemain,

  • En passant devant sa maison, j’ai croisé le maire, et nous avons convenu d’un rendez-vous demain matin à 10h pour rendre visite aux sinistrés des quartiers de Mahatsara Sud et de Antranmanganahana. Suite à ma rencontre avec le Secours catholique, j’ai pu obtenir la liste des sinistrés, ce qui représente 23 maisons pour le moment, sachant que certaines familles ont sûrement déjà reconstruit leur maison, comme me l’a souligné le maire. Nous ferons l’état des lieux demain matin.

Vendredi 21 avril :

  • dans la matinée, les travaux ont continué pour les maisons. Les charpentiers travaillent rapidement, et j’ai un peu de mal à les suivre au niveau du matériel à acheter. Cette journée a  été consacrée à l’achat d’une partie des raty, d’une majorité des gaulettes et de la moitié des falafa. Les charpentes étaient construites vers midi, je leur ai donc apporté le reste du matériel dans l’après-midi pour qu’ils puissent poursuivre les travaux,

  • achat du matériel pour la poursuite de la construction des maisons,

  • à 12h, après une réunion avec le maire, nous sommes allés rencontrer les habitants sinistrés de Antranmanganahana, qui n’ont pas encore reçu d’aide, afin de leur préciser le programme. Nous avons prévu le début des travaux lundi 24 avril. Ce jour-là, chaque famille (avec un charpentier) a rendez-vous avec nous à Mamabé pour leur expliquer le déroulement de la reconstruction et faire signer les contrats des charpentiers,

  • une famille a déjà commencé la reconstruction de sa maison, il ne reste que le sol à refaire, une autre l’a totalement reconstruite avec ses propres fonds, nous prévoyons donc de leur offrir quelques fournitures pour un budget ne dépassant pas le coût d’une case.Haut de page

Samedi 22 avril :

  • les travaux des maisons se poursuivent,

  • achat du matériel pour la poursuite de la construction des maisons,

  • demain, les toits des maisons seront finis, je paierai donc au charpentier sa deuxième avance. Les rapaks sont commandés pour demain matin, j’ai rendez-vous de bonne heure avec le vendeur. La totalité du matériel aura donc été livré, il ne restera plus aux charpentiers qu’à finir la construction, ce que je prévois pour lundi dans la journée,

  • cet après-midi, Thierry, Razaf et moi-même sommes allés rencontrer les familles de Antranmanganahana. Thierry et Razaf participeront en tant que charpentiers à la reconstruction des maisons, je pense qu’ils me seront d’une aide très utile pour mieux me faire comprendre par les habitants du quartier. En plus, je compte sur leur sérieux et les bonnes relations que nous avons, je sais d’avance qu’ils ne poseront aucun problème, mais qu’ils m’aideront si j’en rencontre un. Nous avons par la même occasion déjà précisé aux familles l’emplacement des différentes maisons, je tenais à ce qu’elles soient le plus espacé possible, afin d’éviter un incendie général comme la dernière fois. Les habitants vont donc demain élaguer une partie de leur terrain afin de pouvoir y construire les maisons,

  • je pense commencer le deuxième chantier (les quatre maisons suivantes) en fin de semaine prochaine, je préfère ne pas travailler dans la précipitation, et cela nous évitera de nous heurter au problème de manque de matériel. En effet, moins il y a de produits au marché du bois, plus ils sont chers. Antranmanganahana étant assez loin et presque inaccessible en charrette, il faut traverser une petite rivière, les travaux risquent d’être plus difficiles. Mais les habitants m’ont toujours très bien accueilli et semblent prêts à travailler avec nous. « L’union fait la force », comme ils disent.Haut de page

Dimanche 23 avril :

  • ce matin, la fin du matériel a été livrée pour les maisons. Il ne reste plus qu’aux charpentiers à finir les travaux, peut-être en fin de journée, ou demain matin au plus tard,

  • cet après-midi sera consacrée au repos, car demain, je recommence avec quatre maisons à Antranmanganahana.

Lundi 24 avril :

Lancement des travaux de reconstruction des premières cases des familles sinistrées de Antranmanganahana

  • nous avions rendez-vous ce matin avec les familles de Antranmanganahana pour leur expliquer la démarche à suivre. Les deux charpentiers qu’ils avaient réussi à trouver ont refusé notre offre de contrat, ils ont estimé que ce n’était pas assez bien payé. Même si nous avons demandé à la famille de trouver une charrette sans son propriétaire, ils sont revenus avec deux charrettes à 10 000 ar chacune, ce que nous avons bien évidemment refusé. Antoinette a dû aller faire un point avec le chef du quartier pour lui expliquer que s’ils ne suivaient nos instructions, les maisons seraient forcément de moins bonne qualité et que nous avions un budget précis par maison,

  • ce matin, en achetant des rapaks, je me suis rendu compte que ceux que j’avais achetés la veille étaient deux fois plus chers. Je croyais qu’une paire de rapak correspondait à un morceau vendu, mais ce n’était pas le cas. Heureusement, je me suis rattrapé sur le faible prix des rapaks achetés aujourd’hui. J’ai noué de bonnes relations avec le vendeur, je lui ai donc commandé les raty, les falafas et la fin des rapaks en lui précisant bien le prix que je ne pouvait dépasser. Il va de soit que je renégocierai le prix au moment de l’achat,Haut de page

  • cette journée a été consacrée à l’achat et au transport du bois pour les charpentes des maisons de Antranmanganahana. Etant donnée la longue distance qui sépare ce quartier de Mishnokou (marché du bois), nous avons fini assez tard. Mais les travaux pourront commencer demain matin. Le maire, que j’ai eu au téléphone compte passer voir le chantier dans l’après-midi pour voir l’avancement des travaux,

  • n'ayant pas réussi à trouver de falafas dans tout Farafangana pour finir la maison d’un enfant de Mamabé, les charpentiers termineront les travaux demain matin. Ils ne pouvaient de toute manière pas la finir aujourd’hui, ils avaient pris un peu de retard. Les charpentiers ayant fini leur maison aujourd’hui ayant bien travaillé (il n’y a eu aucun problème avec eux et ils ont travaillé vite et bien), et manquant de charpentiers pour demain, je leur ai proposé de se joindre à nous pour une deuxième construction à Antranmanganahana, ce qu’ils ont accueilli avec beaucoup de plaisir.

Mardi 25 avril :

  • en divisant les bois ronds ce matin, je me suis rendu compte qu’il en manquait 17 pièces. Etant donné que les familles devaient surveiller les matériaux pendant la nuit, et que les habitants ont été négligents hier (ils laissaient traîner les bois malgré mes remarques), nous avons décidé de réduire la taille des maisons et de les adapter au nouveau nombre de bois ronds dont disposait chaque maison (46 pièces). Cette décision était difficile à prendre, mais nous ne pouvons repayer sans arrêt les bois disparus ou volés au risque de dépasser notre budget. Nous leur avons bien répéter qu’ils devaient surveiller les matériaux qui étaient à leur disposition (livrés). Toute la journée, il a fallu les prendre en main et j’ai fini par leur donner des ordres pour essayer d’organiser un peu les transports. En les laissant faire, je me suis retrouvé à remplir une charrette de 20 paires de rapak tout seul, le vendeur n’en revenait pas non plus,Haut de page

  • Antoinette était pourtant allée les rencontrer pour leur répéter ce que nous avions déjà expliqué avec le maire, et ce que je me suis efforcé de leur faire comprendre. Visiblement, ils ne comprennent toujours pas ce qu’on leur dit (surveiller les matériaux, toujours laisser quelqu’un à côté des bois, aider au transport et aider au moment de décharger…), je vais donc leur dire quoi faire. C’est triste d’en arriver là, mais après leur avoir expliqué trois fois le mode de fonctionnement, je crois que c’est suffisant. Heureusement, ils coopèrent quand même quand il s’agit de porter et de décharger, mais c’est un peu long,

  • les travaux avancent vite, ce soir les charpentes étaient toutes finies, demain, les charpentiers entament la construction du toit, en fonction, bien entendu, des quantités que je pourrai leur apporter. Pour le moment, ils ont de quoi commencer. Le maire avait souhaité passer aujourd’hui, mais pour accéder aux chantiers, il faut traverser une rivière sans pont, je pense donc qu’il passera plutôt demain pour observer l’avancement des travaux (le niveau d’eau aura diminué ce qui lui permettra de passer sans se mouiller jusqu’aux cuisses),

  • La journée a été épuisante, suite aux nombreux aller-retour que j’ai pu faire entre le centre de Farafangana et Antranmanganahana, sous un soleil de plomb. Heureusement, Razaf m’avait prêté son vélo ! ! !

Mercredi 26 avril :

  • ce matin les derniers raty ont été livrés, permettant aux charpentiers de finir les toits dans la journée. Mais en début d’après-midi, ils se sont plaints de ne pas en avoir assez pour faire tout le toit, nous en avons donc racheté 8 paquets. Les falafa ne pouvant arriver que demain, nous avons loué une charrette pour la journée pour rien, aucune livraison dans l’après-midi, le vendeur m’ayant fait faux bond (heureusement, elle a pu faire deux aller-retour ce matin),

  • ce soir, le maire est venu me chercher pour aller à Mahatsara Sud faire une première réunion avec les familles. Nous avons été très bien accueillis, les familles me remerciant déjà pour le travail que j’allais faire. Nous nous sommes mis d’accord pour commencer les travaux vers le lundi 8 mai, les prochains jours étant consacrés à la reconstruction des maisons de Antranmanganahana. Je dois appeler le maire vendredi ou samedi prochain pour aller rencontrer toutes les familles et voir précisément où nous reconstruiront les cases, en essayant de les espacer le plus possible pour éviter au maximum un deuxième incendie.Haut de page

Jeudi 27 avril :

  • aujourd’hui, les toits des maisons sont finis. La construction se poursuit avec les sols et les murs.

Vendredi 28 avril :

  • la journée ayant été très pluvieuse, les travaux n’ont pu se poursuivre, nous en avons quand même profiter pour faire un tour des chantiers et pour emmener le garçon qui s’était coupé la veille (au pied) chez le docteur Claude qui l’a examiné.

Samedi 29 avril :

  • les premières maisons du quartier de Antranmanganahana sont finies. La journée a été consacrée à la recherche de falafas qui n’étaient plus en vente dans toute la ville.

Dimanche 30 avril :

  • repos et promenade en pirogue avec les enfants.

Lundi 1er mai :

  • repos : fête du travail.Haut de page

Mardi 2 mai :

Lancement des travaux de reconstruction des dernières cases des familles sinistrées de Antranmanganahana

  • ce matin, j’ai commencé à collecter le matériel pour que les charpentiers puissent commencer leur travail demain matin. J’ai donc acheté tout le bois pour la charpente des maisons et quelques gaulettes pour m’avancer. Etant donnée la longue distance qui sépare Antranmanganahana du marché au bois, et qu’il faut traverser une rivière, les trajets en charrette sont longs, ce qui a réduit à trois le nombre d’aller-retour de la journée. J’ai, par ailleurs, déjà commandé les pommelles à un forgeron de Mahatsara, je les récupère jeudi,

  • cette fois-ci, pour éviter tout problème de distribution et de jalousie entre les charpentiers, nous divisons tout arrivage de matériel en quatre tas, un pour chaque maison, ce que j’ai déjà fait aujourd’hui en préparation de demain.

Mercredi 3 mai :

  • dans la matinée, les travaux ont commencé pour les dernières maisons. Les charpentiers travaillent rapidement, mais n’ont jamais manqué de matériel, et je vais essayer de suivre le rythme pour qu’ils n’aient pas à patienter. Ce soir, les charpentes étaient presque toutes construites. Demain, j’aimerais pouvoir trouver la fin des raty, des gaulettes et des falafas, ainsi, le matériel sera totalement livré.Haut de page

Jeudi 4 mai :

  • dans la matinée, les travaux se sont poursuivis pour les maisons, et le soir, deux maisons avaient déjà leur toit. Les charpentiers pensent finir les maisons demain. A la fin de la journée, j’avais livré tout le matériel dont ils ont besoin pour finir les travaux,

  • aujourd’hui, nous nous sommes mis d’accord avec la propriétaire de la maison déjà bien commencée pour la suite des travaux. Je lui ai précisé que Mamabé participerait aux travaux à une hauteur de 150 000 ar, coût d’une maison classique. Elle a accepté les termes du contrat, sachant que cette somme comprenait le salaire du charpentier, qui a reçu une première avance aujourd’hui pour le début des travaux, il en recevra une autre quand le sol sera fini et enfin la dernière quand la maison sera finie,

Vendredi 5 mai :

  • les maisons de Antranmanganahana sont finies, il ne reste que la plus grande. Les charpentiers ont fini le travail en trois jours, ce qui est plutôt un bon rythme. C’est le temps qui leur est nécessaire s’ils ont tout le matériel à leur disposition et qu’ils ne doivent pas attendre que je les fournisse. Le maire prévoira une réunion pour la remise des cases avec le chef de région et la radio locale à son retour de Tananarive.Haut de page

Mardi 9 mai :

Lancement des travaux de reconstruction des cases des familles sinistrées de Mahatsara sud

  • en fin d’après-midi, le charpentier qui s’occupait de la grande maison déjà bien entamée de Antranmanganahana a fini son travail. La maison n’est pas encore tout à fait finie, les propriétaires n’ayant plus d’argent pour payer les matériaux supplémentaires pour la suite des travaux. De notre côté, nous avons avancé les travaux comme nous le pouvions, avec comme budget, celui d’une maison normale.

  • après une réunion matinale avec les propriétaires des maisons, les charpentiers et les tireurs de charrette, je suis parti avec la charrette au marché au bois pour acheter de quoi faire les charpentes des maisons. Nous avons passé la journée à faire des allers-retours avec le quartier de Mahatsara qui n’est pas à côté. Chose rare, depuis ce jour, est présent au marché un homme qui comptabilise les quantités de bois achetées pour taxer les vendeurs. Les prix sont donc plus difficilement négociables, on sent une légère augmentation.

Mercredi 10 mai :

  • les charpentiers ont commencé à travailler ce matin, de bonne heure. Pendant ce temps, je retournais au marché au bois avec la charrette pour compléter la fin du matériel dons ils avaient besoin pour finir la charpente.Haut de page

Jeudi 11 mai :

  • les charpentiers continuent à travailler rapidement. Pendant ce temps, je me suis mis à la recherche de falafas, d’afitra et de raty pour compléter le matériel.

Mardi 16 mai :

  • les travaux se poursuivent pour les cinq maisons suivantes de Mahatsara Sud. Les cinq premières maisons ont été finies hier et avant-hier, car nous avons de plus en plus de difficulté de trouver le matériel nécessaire. Les prix ont fortement augmenté car les paysans se mettent à cueillir le riz,

  • les travaux pour les cinq maisons vont pouvoir commencer demain. Une maison parmi les cinq est assez particulière. La propriétaire possédait déjà 36 bois carrés et souhaitait faire la charpente tout en bois carrés. J’ai donc décidé que nous allions lui acheter 18 bois carrés pour compléter son stock et aucun bois rond dont elle n’aurait pas besoin. La construction de cette maison étant plus difficile, le charpentier m’a demandé d’augmenter son salaire. J’ai accepté mais moins que ce qu'il demandait car nous arrivions aux limites du budget pour une maison. Je lui ai conseillé de voir directement avec la propriétaire pour obtenir une autre augmentation.

Mercredi 17 mai :

  • les travaux ont commencé ce matin,

  • les charpentes étaient finies ce soir, sauf pour la maison en bois carrés dont la construction risque de durer plus longtemps.

 

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